L’école autrefois…

Les premières traces d’instruction….

.

.

C’est à partir du IVe millénaire avant Jésus-Christ que les premières traces de l’enseignement se retrouve dans les civilisations, indiennes et égyptiennes. En Chine, Confucius est resté célèbre pour ses principes éducatifs. Parmi ses observations, on retient qu’il préconisait…

« Apprendre, sans réfléchir est peine perdue et que réfléchir sans apprendre est dangereux « 

Chez les Gaulois (chez nous !), les druides mêlaient à leur enseignement des histoires sacrées et des pratiques de la vie courante.

Dans la Grèce antique, il faut être citoyen, robuste, libre et riche pour suivre un enseignement.

Dans la Rome antique, bien qu’il existe des écoles publiques, les enfants de l’aristocratie ont recours à des maîtres grecs pour parfaire leur éducation.

Au moyen-âge, l’église catholique formait des clercs pour propager la foi.

Mais dans l’ensemble, cette éducation est réservée à une classe, une caste, une élite.

En France, l’empereur Charlemagne, que l’on considère souvent comme l’inventeur de l’école, s’en servait à des fins politiques pour développer et consolider son règne.

Plus proche….

C’est le 20 avril 1792, que le rapport sur l’instruction publique, présenté par Concordet fait apparaître en France, la volonté de démocratiser l’enseignement.

Le gouvernement permet la création de l’école primaire… et la notion d’instituteur voit le jour dans notre vocabulaire…

Lors d’un discours sur l’égalité de l’éducation, Jules ferry, ministre de l’instruction publique en 1873, prononçait :  » Faire disparaître la dernière, la plus redoutable des inégalités qui viennent de la naissance, l’inégalité d’éducation « … Il fit voter la loie du 6 juin 1881, avec d’une part, la gratuité de l’école et d’autre part la scolarité obligatoire.

Dès 1937, Léon Blum, faisait ressortir , l’obligation de l’instruction, mais aussi celle l’obigation de l’Etat à offrir à chacun la possibilité de s’instruire.

C’est la Constitution de 1946 qui garantit,  » l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture « 

En 1936 les enfants devaient être obligatoirement scolarisés jusqu’à l’âge de 14 ans.

Depuis le 6 janvier 1959 la scolarisation est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.

Mais, sachez qu’en France, ce n’est pas l’école ou la scolarisation qui est obligatoire mais l’instruction.

D’où la volonté de certains parents d’instruire leurs enfants eux-même, ou avec l’aide de professeurs particuliers. Ils doivent simplement respecter le principe qui impose qu’en fin de cursus, l’enfant ait le même niveau et connaissances que les enfants scolarisés.

Ce que certains ou certaines d’entre vous ont connu….

Bien souvent, l’école était dans le même bâtiment que la mairie…Certains d’entre vous habitiez loin de l’école et vous aviez de longues marches à faire le matin et le soir…

Les garçons et les filles étaient séparés : il y avait l’école des garçons et celle des filles… les garçons étaient habillés de culottes courtes et les filles portaient des robes… mais, chacun enfilait une blouse noire par dessus ses vètements… vous aviez dans votre petit cartable de cuir, un plumier en bois, un porte-plumes et ses plumes d’acier, une règle en bois, un buvard et des cahiers de leçons…

Dans la classe, les grands et les petits étaient mélangés mais ils faisaient un travail différent…

Vous étiez installés sur des bancs en bois et vous écriviez sur des pupitres… vous trempiez votre plume dans des encriers en porcelaine, en verre ou en terre cuite. Ils étaient remplis d’encre violette … Souvenez-vous comme il était difficile d’écrire… car il fallait souvent retremper la plume dans l’encrier… sans oublier de l’essuyer sur le rebord !

Vous écoutiez (ou pas ! Alors là… vous pouviez recevoir des coups de règle en bois sur le bout des doigts… rester en retenue pour conjuguer des verbes… (heuuuuu… perso. je connais le verbe  » ne pas perturber la classe à tous les temps, tous les modes !!!!!) le maître qui se trouvait sur une estrade, en bois, devant le tableau noir… Si vous étiez sage et bon élève, vous receviez des bons points, ou la croix du mérite…

A l’heure du déjeuner, il y avait la cantine ou bien il y avait votre repas que vous apportiez et que vous deviez réchauffiez sur le poêle…

En fin d’année, il y avait la distribution des prix et vous receviez un très beau livre devant Mr le Maire… et, le premier de la classe portait une coronne de laurier…

A la fin de votre scolarité, vous deviez passer un examen :  » le certificat d’étude « …

Non ce n’est pas une photo de mes dernières années d’école…

Mais j’y étais… des années plus tard… et oui, chez les Ursulines… mes meilleurs souvenirs de pension !!!! et je pense tout particulièrement à , Soeur Jeanne Simone… (j’aimais bien Soeur Jeanne-Simone…) qui prenait toujours la défense de ses élèves…. même si nous ne le méritions pas la plupart du temps…. j’ai appris la semaine dernière qu’elle nous avait quitté… j’espère qu’elle est partie rejoindre… ceux en qui elle croyait, ceux pour qui elle a consacré sa vie… Elle savait que je ne croyais pas…et que je ne comprenais pas tous ces sacrifices…. mais, elle était indulgente… et respectueuse des opinions de chacun

.

.

.

Vêtements en lin   Brocante   Mercerie

Carnac

.

.

.

 

.

13 commentaires pour “L’école autrefois…

  1. Bonjour, bien agréable ce petit retour vers le passé. Quelques bons et moins bon souvenirs s’entremêlent. J’ai appris a écrire avec le porte plume et l’encre… qui coulait. J’en garde le goût des belles écritures. Hors sujet : où trouver le modèle des poires au point de croix ? C’est ravissant ! bonne journée. Gwadaline

  2. merci pour ce retour en arrière qui m’a fait connaître es choses intéressantes, ce reportage est très sympathique bonne journée bisous Annie

  3. Quelques années en arrière, que de bons souvenirs, merci pour tout ce rappel. Bonne journée. Catherine.

  4. De bons souvenirs, de moins bons certes mais je garde un tendre penchant pour nos encriers de porcelaine, l’encre violette et la plume….Un bien bel article !

  5. Nostalgie , nostalgie quand tu nous tiens….. Que de souvenirs….et les pupitres de bois que nous nettoyions chaque fin d’année avec force grattage au papier de verre pour les rendre propre pour la rentrée ….. Ca sent bon le bois, l’ encre et la craie…et l’éponge que chacun voulait prendre pour aller se promener dans les couloirs pour la laver et revenir faire de jolies traces mouillées sur le tableau noir…repeint par la maîtresse….Dirait on aujourd’hui que c’était  » la galère « …….je n’ai pas cette impression….on grandissait à l’école, sans ramassage scolaire. Cela nous oxygénait avant la classe !! !MTO

  6. Et quand on était gauchère la plume sergent major grattait le papier et faisait des pâtés en étoile et l’auriculaire gauche essuyait l’encre violette pas encore sèche. Quel cauchemard ! Jusqu’au jour où j’ai mis mon cahier perpendiculaire à la table, d’une part, et que j’ai trouvé des plumes avec une boule au bout. Les encriers c’étaient chouettes, ma voisine de derrière avait l’habitude au moins une fois par semaine de me tremper le bout de mes nattes dans l’encre violette, maman était ravie ! Elle faisait une consommation d’alcool à 90° !! C’était le temps de l’insouciance, merci pour ces bons souvenirs Barbara même si vous n’aimiez pas l’école. Michèle Goumaz

    • COMME VOS COMMENTAIRES… VOS SOUVENIRS ME TOUCHENT…(SURTOUT CEUX DE ROSE ET MICHELE) QUELLE CHANCE POUR CELLES QUI ONT DE BONS SOUVENIRS…POUR MA PART, JE NE COMPRENDS TOUJOURS PAS POURQUOI J’AVAIS LE SENTIMENT DE NE PAS ÊTRE A MA PLACE…DE PERDRE MON TEMPS…POURTANT J’AVAIS DE BONNES NOTES (SAUF EN MATH)…

      GWADALINE, CONTACTEZ-MOI ( prunelleetbigoudi@orange.fr )JE PEUX VOUS FAIRE UNE COPIE DE LA GRILLE…BIGOUDI

  7. moi ce que j’aimais c’était quand on faisait des travaux manuels,un régal mais seulement ce n’était que le samedi aprés midi !!

  8. Bonjour à toutes, Merci pour la leçon d’histoire. Dommage que l’école vous laisse de mauvais souvenirs. J’ai eu la chance d’aimer ça tant et si bien que l’école, j’y suis encore ! Je comprends bien que ça ne plaise pas à tous et j’essaie d’être indulgeante. Malgré tout, l’enseignement donne une chance à tous quelque soit le milieu social. Je suis tout à fait d’accord avec Michèle : quel calvaire pour les gauchères d’écrire à la plume ! Mon institutrice a vite réglé le problème en me donnant un porte-plume de droitière… aujourd’hui j’écris de la main droite et je fais tout le reste avec la main gauche surtout la broderie.

  9. Nous avons beaucoup en commun, j’aime ton univers et la nostalgie qu’il dégage…Je t’invite si tu le souhaites à me rendre une petite visite…J’en serais ravie
    merci en tout cas pour ce magnifique partage
    bisous
    nélinha